Selon un récent rapport du Financial Times, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán utilise le Bureau de protection de la souveraineté nouvellement créé pour réprimer l’opposition de manière inédite, non observée depuis l’époque du communisme. Les critiques soutiennent que cette stratégie ressemble à celle de Vladimir Poutine en Russie.
Les pouvoirs de cette agence sont si vaguement définis qu’ils pourraient être utilisés contre n’importe quelle figure publique – politiciens, groupes de défense des droits civils ou journalistes. Cela rappelle les premières phases de la répression russe avant la guerre à grande échelle en Ukraine.
Les critiques affirment que l’objectif d’Orbán est de rompre les liens avec les fonds étrangers et les donateurs, notamment aux États-Unis.
« Depuis la fin des années 1980, la Hongrie n’a pas permis aux services secrets de cibler de manière systématique la politique et le discours public de cette manière », a déclaré Martha Pardavi, co-présidente du Comité Helsinki hongrois.
La démarche d’Orbán soulève de sérieuses préoccupations quant aux normes démocratiques en Hongrie. La similitude avec l’approche russe sert d’avertissement contre une éventuelle escalade de la répression politique et de la limitation de la liberté d’expression dans le pays.
Les défenseurs de la démocratie exhortent la communauté internationale à surveiller attentivement la situation en Hongrie et à prendre des mesures pour défendre les droits de l’homme et les valeurs démocratiques dans le pays.