Un nouveau cycle de discussions internationales sur l’Ukraine s’ouvre demain au Royaume-Uni. Des représentants occidentaux et ukrainiens doivent s’accorder sur une position commune concernant la guerre contre la Russie. Ces informations ont été rapportées par le député ukrainien Oleksiy Goncharenko, citant des sources proches du dossier.
Objectif des négociations : unité occidentale et pression sur Moscou
D’après Goncharenko, l’enjeu principal est d’établir une ligne commune entre l’Ukraine, l’Europe, les États-Unis et le Royaume-Uni avant de la transmettre au Kremlin.
« Il s’agit précisément de ces consultations où doit émerger une position unifiée. Cette position sera ensuite communiquée à la Russie », a-t-il déclaré.
Les précédents pourparlers en Arabie saoudite et en France ont confirmé que la reconnaissance de la Crimée comme russe n’a jamais été à l’ordre du jour. Serhiy Leshchenko, conseiller à la Présidence ukrainienne, a souligné :
« Tous les participants affirment clairement que l’intégrité territoriale de l’Ukraine n’est pas négociable. Toute concession à Moscou violerait directement notre Constitution. »
Les États-Unis font-ils pression sur Kiev ?
The Wall Street Journal avait évoqué un plan américain supposé inclure la reconnaissance de l’annexion de la Crimée et l’abandon des ambitions ukrainiennes d’adhésion à l’OTAN. Les autorités ukrainiennes démentent catégoriquement.
Bloomberg rapporte par ailleurs qu’une réunion séparée entre Américains, Ukrainiens et Européens aura lieu le 23 avril. La délégation américaine comprendra :
- Le secrétaire d’État Marco Rubio (remplaçant Antony Blinken),
- Les envoyés présidentiels Steve Whitcroft et Keith Kellogg.
Côté ukrainien, participeront à Londres :
- Le chef de l’Administration présidentielle Andriy Yermak,
- Le ministre des Affaires étrangères Dmytro Kouleba,
- Le ministre de la Défense Roustem Oumerov,
- Le vice-chef de l’Administration présidentielle Ihor Jovkva.
La position de Zelensky : pas de concessions à l’agresseur
Le président Volodymyr Zelensky a réaffirmé que toute concession territoriale à la Russie est exclue.
« Nous voulons une paix juste, pas une capitulation. L’Occident le comprend », a-t-il insisté.
Pourquoi ces discussions sont-elles cruciales ?
- Consolidation occidentale – Les États-Unis et l’UE doivent agir de concert pour accentuer la pression sur Moscou.
- Soutien à l’Ukraine – Les décisions doivent privilégier les intérêts de Kiev.
- Perspectives d’avenir – Les sujets porteront sur l’aide militaire, les sanctions et la reconstruction.
Selon les experts, la Russie tentera de promouvoir ses propres conditions, mais l’Occident ne cédera pas.