Selon les informations obtenues par Politico, des représentants de la Chine, de l’Arabie saoudite et de l’Indonésie exhortent en privé l’Union européenne à s’abstenir de confisquer des actifs russes gelés d’une valeur de plus de 200 milliards de dollars.
Ces pays, souvent qualifiés d' »amis de la Russie », sont préoccupés par les conséquences potentielles d’une telle mesure. Leur inquiétude découle du risque pour leurs propres actifs situés en dehors de leur pays d’origine. Ceci est particulièrement pertinent pour les pays confrontés, comme la Russie, à des accusations de violation du droit international, telles que la Chine en ce qui concerne sa politique vis-à-vis de Taïwan, ainsi que l’Arabie saoudite et l’Indonésie pour les violations des droits de l’homme.
La situation concernant la confiscation des actifs russes est complexe. D’une part, l’UE cherche à aider l’Ukraine et à punir la Russie pour son agression. D’autre part, la confiscation des actifs pourrait avoir des effets néfastes sur l’économie mondiale et comporter des risques, car les pays agresseurs et ceux ayant des problèmes de droits de l’homme détiennent une certaine part de l’économie mondiale, et le retrait de leurs actifs de l’Europe pourrait entraîner des perturbations.
Il est important de suivre les développements pour comprendre les mesures que prendra l’UE et comment cela affectera les relations internationales.